Alassane Ouattara, désigné candidat, son discours de ce dimanche très attendu

 


Le président ivoirien Alassane Ouattara a été désigné samedi soir candidat à la présidentielle du 25 octobre par son parti. Toutefois, Il n’a encore pas confirmé s’il allait briguer ou non un quatrième mandat. Son discours prévu ce dimanche est donc très attendu.


Le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a adopté par acclamation la désignation de M. Ouattara lors de son congrès organisé à Abidjan. Les milliers de participants scandaient « ADO, ADO, ADO », le surnom d’Alassane Dramane Ouattara, qui a par ailleurs été réélu président du parti.

 

Devant les milliers de congressistes à Abidjan, les cadres du parti ont loué le bilan du chef de l’Etat, au pouvoir depuis 2011. « La Côte d’Ivoire a réalisé des avancées majeures sur le plan économique, social et culturel, avec une croissance soutenue que beaucoup nous envient encore. Nous sommes fiers d’être ivoiriens », a lancé le vice-président Tiemoko Meyliet Koné.

 

La question d’un éventuel quatrième mandat du President du RHDP, qui aura 84 ans en janvier, cristallise toutes les attentions  en Côte d’Ivoire. Il entretient jusque là assez bien le suspense depuis des mois, bien que sa déclaration de janvier dernier donne des indices. Il se disait « désireux de continuer à servir son pays ».

 

Désormais candidat désigné, Alassane Ouattara doit s’exprimer dimanche lors d’un grand meeting au stade d’Ebimpé.

 

Le chef de l’Etat, absent samedi, les yeux resteront rivés sur ce discours de dimanche. Acceptera t-il immédiatement d’endosser le costume du candidat ou s’accordera t’il encore un délai de réflexion ?

 

Le tout intervient dans un contexte tendu. Dans l’opposition, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire, dirigé par Laurent Gbagbo, et le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, sous la conduite de Tidjane Thiam, ont officialisé la création d’un front commun pour défendre la participation de leurs leaders exclus à la prochaine présidentielle d’octobre et réclamer l’ouverture d’un dialogue politique inclusif.


La Coalition pour l’Alternance Pacifique (CAP-Côte d’Ivoire) lancée le 10 mars 2025, regroupant plusieurs partis de l’opposition dont le PDCI RDA, le COJEP de Charles Blé Goudé et MGC de l’ex première dame Simone Gbagbo, poursuit ses mobilisations pour obliger le pouvoir à accepter un dialogue pour une solution politique aux nombreuses dissensions. Pour l’instant le camp du parti au pouvoir n’y a pas répondu.

 

Le discours d’Alassane Ouattara ce dimanche lors du grand meeting au stade d’Ebimpé sera donc très scruté.