Coopération Burkina Faso-OCI : de belles perspectives dans le domaine de l’humanitaire


(Istanbul, le 22 juin 2025) La 51e session du conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la Coopération Islamique ( OCI ), a été mise à profit par la délégation burkinabè pour rencontrer des responsables des Agences de cette organisation.

 

A ce titre, le ministre des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, a échangé ce dimanche 22 juin, dans un premier temps avec le Secrétaire général adjoint pour les affaires humanitaires culturelles et sociales de l’OCI, monsieur Tariq Ali BAKHIT.

 

Au cours des échanges, celui-ci a rassuré que sa structure est consciente des défis à relever par le Burkina Faso, d’où sa disposition à accompagner les efforts du gouvernement burkinabè dans la gestion de la crise humanitaire, avec l’appui des Etats membres de l’OCI.

 

Concrètement, il a annoncé la 2e phase d’un projet de soutien aux femmes, notamment celles réfugiées et déplacées internes, grâce à un financement obtenu lors de la dernière conférence des donateurs de l’OCI.

 

Dans un second temps, le Chef de la diplomatie burkinabè s’est entretenu avec le Directeur exécutif du Fonds de solidarité islamique (FSI), monsieur Mohammed bin Sulaiman ABALKHAYL.

 

Le FSI, une autre structure de l’OCI qui se concentre également sur les aspects humanitaires, classe le Burkina Faso parmi ses priorités, et annonce aussi des projets au profit des réfugiés et des personnes déplacées internes.

 

A cela s’ajoute d’autres projets que le FSI entend mettre en œuvre dans le domaine de l’eau potable et de l’éducation au Burkina Faso.

 

Pour aller dans la pratique, ces deux responsables de structures de l’OCI ont indiqué qu’ils vont effectuer des visites au Burkina Faso, afin de mieux cerner le terrain et pour une opérationnalisation des projets annoncés.

 

En retour, le ministre en charge des Affaires étrangères leur a traduit la gratitude du gouvernement pour les actions réalisées et celles à venir, en soutien à la prise en charge des victimes de la crise sécuritaire, dans un contexte où les financements s’amenuisent.

 

Tenant compte de cette situation de diminution des financements, le Chef de la diplomatie burkinabè les a encouragés à privilégier des projets à petit budget mais aux retombées concrètes, signe d’une solidarité agissante prônée par l’Islam.

« Nous privilégions les petits projets à impact réel sur nos populations plutôt que de grands projets sans retombées véritables », explique-t-il.

Sur la visite annoncée au Burkina Faso, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE encourage fortement les responsables des structures de l’OCI à le faire, car dit-il, « en plus des images des salles de réunion, il faut des images sur le terrain pour prouver qu’après la théorie il y’a la pratique ».

Il a dit la disposition et la disponibilité du gouvernement à les accueillir et à créer les conditions pour un séjour réussi au Burkina Faso.

 

A noter que dans la foulée, le ministre en charge des Affaires étrangères a reçu une délégation de la Croix rouge.

Ladite délégation est venue saluer la bonne collaboration entre le gouvernement et la Croix rouge au Burkina Faso, affirmant que les facilités sont constamment données aux équipes de la Croix rouge pour bien conduire les missions de la structure.

 

SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a saisi cette opportunité, pour indiquer la satisfaction du gouvernement burkinabè vis-à-vis de la Croix rouge, un partenaire historique qui est resté aux cotés du Burkina Faso dans les moments difficiles.

Il a particulièrement salué l’approche de la Croix rouge qui a associé une aide alimentaire à un don de semences aux populations vulnérables, une démarche qui a permis aux bénéficiaires de produire deux fois plus que l’aide reçue.

Selon le Chef de la diplomatie burkinabè, cette expérience de la Croix rouge correspond à la vision du gouvernement qui attend des partenaires, des soutiens qui permettent aux bénéficiaires à se passer des soutiens.

Source : DCRP/MAECR-BE