Manifestations au Togo : sept morts et de nombreux blessés

Au Togo, au moins sept personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées lors des récentes manifestations antigouvernementales à Lomé. C’est le bilan après trois journées de manifestations organisées les 26, 27 et 28 juin derniers à l’appel d’influenceurs de la diaspora et d’artistes.
Les manifestants protestent contre des arrestations de voix dites critiques, la hausse du prix de l’électricité ou encore la réforme constitutionnelle qui permet à Faure Gnassingbé, de consolider son pouvoir. Ces mobilisations, largement relayées sur les réseaux sociaux, ont été violemment réprimées par les forces de défense et de sécurité.
Déployées en nombre dans les principales artères de la capitale, la police anti-émeute ont fait usage de la force pour disperser les manifestants. Le bilan provisoire fait état d’au moins sept morts et de plusieurs blessés. Les autorités togolaises n’ont fourni pour l’instant aucun bilan officiel et défendent que ces décès ne sont nullement liés aux troubles.
« Les analyses médico-légales ont révélé que ces décès sont survenus par noyade », a déclaré le gouvernement dans un communiqué, sans préciser le nombre de corps repêchés. « Je voudrais féliciter nos concitoyens pour leur bonne conduite et aussi le professionnalisme de nos forces de sécurité, et surtout les rassurer que le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires pour protéger les citoyens togolais », a déclaré Hodabalo Awate, ministre de l’administration territoriale, à la télévision d’État dimanche soir.
En 2017 déjà, des milliers de Togolais étaient sortis dans la rue pour exiger des réformes constitutionnelles dont le retour à la Constitution de 1992, qui prévoit un maximum de deux mandats présidentiels mais aussi pour réclamer plus de moyens pour vivre dans un contexte économique difficile. Des marches pacifistes ont été organisé sans parvenir à changer grand-chose.
